venerdì 23 aprile 2021

La Giornata della Terra - Operazione sacchi neri

 

BARDONECCHIA

Journée de la Terre : opération nettoyage

Bardonecchia veut profiter de cette opération pour être encore plus propre et accueillante.  Photo Le DL /L.M.


La 51e  édition de la Journée de la Terre, proposée par les Nations-Unies, avait lieu ce jeudi 22 avril. Mais c’est bien ce vendredi 23 que Bardonecchia, sensible aux thématiques environnementales, ouvre un “laboratoire écologique territorial” pour une montagne plus propre, et encore plus accueillante.
La journée est proposée par la société des remontées mécaniques Colomion et soutenue par la Ville. Y participeront des élèves et enseignants des collèges, de l’Institut Des Ambrois, les guides alpins de haute vallée de Suse, la section locale du Club alpin italien, et l’Acsel (Agence pour la coopération et le développement des collectivités locales), qui œuvre dans le domaine de la collecte et du traitement des déchets.
Dès 9h30 à Camp Smith, les bénévoles se verront distribuer des sacs pour le ramassage de déchets, avec un moment de rencontre et d’échange entre les professionnels de la montagne, les enseignants et professeurs qui vivent habituellement sur le territoire, tous impliqués dans le nettoyage des sentiers et pistes de ski.
À 15 heures, les 120 enfants de l’école élémentaire de Bardonecchia, à l’initiative de la Pro Loco et en collaboration avec le Consortium forestier, se retrouveront au Pian-del-Colle pour donner une nouvelle vie aux arbrisseaux qui ont décoré les rues de la cité pendant la période des fêtes, cela dans le cadre de l’opération “Plantons un arbre”. L’initiative est ouverte à tous les enfants. Grâce aux commerçants locaux, ils se verront ensuite offrir un goûter à l’air libre.

Luisa Maletto

lunedì 22 marzo 2021

La TRAVERSATA DEI RE MAGI

 Come nel 2020, le Tour du Thabor 2021 è vittima del COVID



Liberamente Insiene, Contro tutte le mafie

 20 marzo 2021

BARDONECCHIA

Contre la mafia, la lutte continue

Francesco Avato, maire, et Adriana Ugetti, présidente de l’association Librement ensemble.  Photo Le DL /L.M.






L’association “Librement ensemble”, avec la commune, a marqué, samedi 20 mars, la Journée nationale de la mémoire et de l’engagement en souvenir des victimes innocentes des mafias.
La cérémonie a eu lieu près de son siège, situé dans un immeuble connu comme la villa Mazzaferro, via Medail. Ce bien avait été confisqué à la mafia en 1996, puis attribué à la commune en 2009.
Restructuré en 2013 grâce à une contribution de la Sitaf, société concessionnaire de la partie italienne du tunnel routier du Fréjus, il sert actuellement de lieu de ressources aux jeunes pour des activités culturelles et créatives, sous le signe de la légalité.
Des représentants des forces de l’ordre ont assisté à la cérémonie, ainsi que des associations culturelles et Mgr  Paolo Di Pascale, curé de Melezet. Les noms de quelques- unes des 1 031 victimes de la mafia ont été lus. Tant le maire Francesco Avato, accompagné de quelques-uns de ses adjoints, que la présidente de l’association Adriana Ugetti, ont exprimé leur volonté de poursuivre l’engagement pour vaincre les mafias.
Le maire a en particulier rappelé l’inauguration récente, en Calabre, d’une salle d’audience bunkérisée destinée à accueillir un maxi-procès avec plus de 300 prévenus : « C’est la démonstration que les institutions fonctionnent mieux dans la synergie, la communauté d’intention et les intérêts supérieurs partagés ». Ce procès, issu d’enquêtes visant la ‘Ndrangheta, a commencé en janvier.

Luisa Maletto

mercoledì 17 marzo 2021

Il VOTO di san ROCCO - dal 1630 ad oggi

Le groupe Saint-Roch au côté du père Franco Tonda, curé de Bardonecchia
(I Sei Priori e il GRUPPO STORICO - foto M.B.)

 Dimanche 14 mars, Don Franco Tonda, curé de Bardonecchia, a exprimé toute son amertume lors de la messe dominicale, qui marquait l’anniversaire du vœu fait à saint Roch lors de l’épidémie de peste de 1630 : « 391 années se sont passées depuis cette terrible épidémie, qui a décimé la population de la haute vallée de Suse. Nous n’aurions jamais imaginé que presque quatre siècles plus tard, Bardonecchia puisse revivre des moments aussi tragiques ».

La cité, qui comptait 2 000 habitants avant la peste, n’en avait plus que 309 une fois celle-ci passée. Les autorités et la population, unies par une foi commune, avaient fait voter un vœu à saint Roch, fréquemment invoqué en ces circonstances. Par un acte notarié du 29 juin 1630, signé par la plus haute autorité du lieu, la construction d’une chapelle vouée au saint fut stipulée. Il était promis, par ailleurs, de lui dédier une fête perpétuelle, en la déplaçant de la date liturgique du 16 août au jeudi de la mi-Carême, pour préserver les travaux des champs.
Cette année l’événement, déjà fêté le jeudi 11 mars, a été aussi reporté au dimanche pour ne pas provoquer d’inutiles rassemblements, et permettre à toute la communauté d’y participer.
Suivant la tradition, de nouveaux prieurs de Saint-Hippolyte ont été nommés. Il s’agit de Carlo Florindi, ancien président de la Croix-Rouge locale, et Augusta Amprimo, propriétaire de l’historique Auberge Sommeiller. Ils resteront en fonction pendant un an.
Les autorités locales et le maire Francesco Avato ont participé à la cérémonie, rehaussée par la prestation du jeune chœur Saint-Hippolyte, dirigé par l’organiste Antonello Bava, fils du regretté Dr  
Pier Giorgio Bava.

Luisa Maletto

Il manoscritto del 1630  (trascrizione dell'originale - francese)

mercoledì 24 febbraio 2021

La mobilitazione della montagna

 
Samedi 20 février, toutes les stations de la région ont organisé une flashmob, à l’appel de l’Association régionale piémontaise des entreprises du transport par câble, pour donner de la voix sur la nécessité de travailler pour le monde de la neige.
Pour la haute vallée de Suse, Bardonecchia, Sauze-d’Oulx et Sestrières ont adhéré massivement. À Campo Smith, des moniteurs, des agents des remontées mécaniques, des hôteliers, des commerçants se sont rassemblés. Comme le lundi précédent, ils ont demandé le respect pour ceux qui veulent travailler.« Depuis un an, les saisonniers sont à la maison, a rappelé Nicola Bosticco, administrateur délégué de la Colomion, sans travail, sans revenus. Leurs familles sont à genoux, comme toute l’économie de Bardonecchia. Une nouvelle fois, nous avons été trompés sur l’ouverture des remontées. Nous étions prêts à ouvrir en pleine sécurité sanitaire, et à moins de douze heures, le ministre Speranza, sans tenir compte des graves dommages qu’il infligeait, nous l’a interdit ».
Le même cri d’alarme a été lancé par les maires de Sauze-d’Oulx, Mauro Meneguzzi, et de Sestrières, Gianni Poncet : « La montagne est à terre, et doit repartir avec de l’aide concrète. Nous attendons, le plus tôt possible, des aides pour les travailleurs qui vivent de la montagne et leurs familles ».

Luisa Maletto

mercoledì 17 febbraio 2021

NIENTE SCI - La rabbia di Bardonecchia


BARDONECCHIA

Colère après la fermeture subite des remontées


Il ne s’est même pas passé une journée entre le moment où Bardonecchia était prêt à l’ouverture de ses remontées, annoncée par le gouvernement pour le 15 février, et celui où ils ont appris la décision inverse, avec tristesse et colère. En moins de douze heures le nouveau ministre de la Santé, Roberto Speranza, a signé le décret reportant l’ouverture au 5 mars.

 •  Sur les marches de l’église
Un énorme mouvement de protestation s’est soulevé, se traduisant par une “flash mob”, organisée en quelques heures par la commune, réunissant autour d’elles toute l’économie de la montagne : commerçants, moniteurs, exploitants des remontées, restaurateurs, hôteliers.
Les cloches de l’église Saint-Hippolyte ont sonné, mises en marche par Don Franco, curé de la paroisse, toujours très proche des problèmes de la communauté. Elles ont lancé l’appel dans toute la ville, rassemblant sur la place de l’Église plus de 300 personnes. Sur les marches improvisées en estrade se sont rassemblés le maire Francesco Avato, l’administrateur délégué de la Colomion Nicola Bosticco, le président
 
du Consortium touristique et de la fédération des hôteliers Giorgio Montabone, et le président de l’Union nationale des communautés et collectivités de montagne (Uncem) Marco Bussone.
À l’unisson, ils ont exprimé leur dépit vis-à-vis d’une décision jugée absurde, prise au dernier moment, « un manque de respect pour ceux qui travaillent, notre activité n’est pas un divertissement, c’est un travail au même titre que les autres ».
 
•  Quatrième report
« C’est la quatrième fois que nous voyons la date d’ouverture changer », rappelle Nicola Bosticco, « ce fut le 20 décembre, puis le 7 janvier, puis le 18 janvier, et maintenant le
15 février. À chaque fois, nous avons engagé de l’argent pour tout préparer. Nous devons maintenant rembourser tous les forfaits vendus samedi en ligne qui, en raison des restrictions sanitaires, étaient en nombre limité. Nos saisonniers ne toucheront pas de salaire en mars, cela fait un an maintenant ! »
« Les institutions centrales », estime le président de l’Uncem, « à Turin comme à Milan, doivent accomplir une démarche institutionnelle décisive, déterminante. Aujourd’hui, une fracture est ouverte, il va falloir la combler ».
En signe de solidarité avec le monde de la neige, tous les commerces ont baissé le rideau durant trente minutes.

domenica 14 febbraio 2021

ÉPIDÉMIE DE COVID-19 Italie : les stations ouvrent lundi

Jusqu’à présent, les clubs de ski et les athlètes de haut niveau étaient les seuls à pouvoir pratiquer. Photo Le DL/ Sylvain MUSCIO

 

 À Bardonecchia, le domaine n’accueillera que 4 000 skieurs, un tiers de la capacité habituelle. Avec cette jauge, la station tourne à perte, mais pour Nicola Bosticco, son administrateur, ouvrir relève de la responsabilité sociale.

Le palais des fêtes de Bardonecchia, station piémontaise voisine de la France, propose pour la première fois depuis des mois, ce lundi, une exposition. Des photos historiques, sur le thème « Guerre sur les Alpes ». À quelques centaines de mètres de là, au pied des pistes, dans une autre guerre, encore indécise, celle contre la Covid-19, une bataille vient d’être gagnée. Victoire à la Pyrrhus peut-être, car elle coûtera plus cher qu’une retraite en rase campagne, mais victoire tout de même : les remontées mécaniques ouvrent ce lundi.
« Depuis quatre ou cinq jours, on ne parle plus que de ça », avoue Nicola Bosticco, administrateur délégué de la Colomion, société privée qui exploite le domaine skiable, et beaucoup d’activités qui vont avec, de la restauration d’altitude aux loisirs de substitution. Pour lui, c’est clair, « on s’est diversifié, mais rien ne remplace le ski. La randonnée et le reste n’ont pas de modèle économique ».

•  Une ouverture à perte
Les particuliers vont donc rejoindre, sur les pistes, les jeunes des clubs de ski, déjà autorisés à s’entraîner, comme les athlètes de haut niveau (Alexis Pinturault et Tessa Worley en ont d’ailleurs profité avant les Mondiaux de Cortina d’Ampezzo). Sur place, c’est un « ouf » de soulagement. « Au moins 60 % de la population active travaillent dans le tourisme », calcule Francesco Avato, maire de cette commune de 3 200 habitants. Il y a, par exemple, 300 moniteurs de ski. Comme dans les autres secteurs mis à l’arrêt à cause de la crise, ils se trouvaient sans revenu. « Nous n’avons eu aucune indemnité », confirme Emanuela Bortolotti, directrice adjointe de la Scuola sci Bardonecchia, la plus ancienne des écoles locales (80 moniteurs). Faute de dispositif national, la région Piémont envisage d’en créer un, mais les concertations avec Rome sont toujours en cours. Ce ne sera, de toute façon, qu’une enveloppe globale à répartir entre tous les sinistrés de la Covid. 

Nicola Bosticco compte lui aussi sur les aides étatiques. Il confie même que sans elles, l’économie italienne de la montagne ne survivra pas.  Or la Colomion n’a rien touché depuis la fermeture soudaine intervenue le 7 mars 2020. Elle pourrait percevoir, au maximum, 49 % du chiffre d’affaires perdu, soit environ 4 millions d’euros, « mais on a des coûts en face de ça, et c’est seulement si l’État a l’argent », remarque-t-il. Les charges fixes d’exploitation représentent 70 % des recettes des remontées mécaniques.
L’ouverture à voilure réduite à partir de ce lundi ne couvrira pas les frais. « On va tourner à perte, mais nous nous devons d’ouvrir », insiste le chef d’entreprise, « parce que nous sommes dans un milieu montagnard, avec une responsabilité économique et sociale ».
Derrière les remontées mécaniques, c’est tout un milieu qui redémarre. Les pistes accessibles, les clients reviennent. C’est compliqué, parce que les déplacements entre régions sont toujours interdits, au moins jusqu’au 25 février. La clientèle sera donc essentiellement piémontaise, sauf pour les propriétaires de résidence secondaire, qui peuvent venir même s’ils habitent Milan ou Gênes.
On ne constate donc pas encore de ruée sur les réservations hôtelières. Résultat, « les plus gros hôtels restent fermés », constate Giorgio Montabone, président du Consortium touristique. Depuis Noël, « les petits magasins tournent un peu », reconnaît Francesco
Avato, mais les théâtres, cinémas et équipements sportifs restent fermés, et les restaurants sont ouverts le midi seulement, sauf pour la vente à emporter. De ce côté-là, rien ou presque ne va changer dans l’immédiat.
N’importe, cette réouverture des remontées est vécue comme un signe d’espoir. « Nous avons beaucoup de demandes », sourit Emanuela Bortolotti. En face de l’espoir, il y a le doute, car si le taux de réplication du virus, aujourd’hui à 0,93, dépasse 1,25, le Piémont repassera en « zone orange », donc sous cloche. La monitrice résume la situation : « nous ne sommes pas sereins, mais nous sommes heureux. C’est peut-être un beau signal de retour à la normalité ».